Le 5 mai 2026, l’Assemblée nationale a voté une version durcie du projet de loi « relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales ». Le Sénat devrait également voter ce texte la semaine prochaine. En plus d’avoir validé les principales mesures de surveillance que nous dénoncions lors de l’examen du texte au Sénat, les député·es ont voté l’extension du droit de communication aux agents de contrôles RSA des départements. Ce pouvoir extrêmement large permettra notamment aux départements d’accéder aux relevés bancaires des allocataires du RSA à des fins de contrôle. Cette mesure, votée alors que la contestation monte contre les pratiques de contrôles RSA par les départements, représente un cap en termes de contrôle social, en particulier au vu des risques d’instrumentalisation politique de ces contrôles par les président·es des conseils départementaux.

  • BestBouclettes@jlai.lu
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    3 days ago

    Les efforts disproportionnés pour fliquer les types qui fraudent 200 balles pour bouffer d’un côté, et les œillères et l’aveuglement total pour, ne serait-ce que diminuer un peu les fraudes des entreprises et des ultra riches. Sans compter que le fric récupéré des petites fraudes sociales couvrira probablement à peine les dépenses faites pour le dispositif de surveillance. Ça rend dingue…

    • Œil@jlai.lu
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      3 days ago

      Punir les pauvres : le nouveau gouvernement de l’insécurité sociale de Loïc Wacquant.

      Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque «crime et châtiment». Il annonce l’instauration d’un nouveau gouvernement de l’insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulences de la dérégulation économique et de la reconversion de l’aide sociale en tremplin vers l’emploi précaire. Au sein de ce dispositif «libéral-paternaliste», la police et la prison retrouvent leur rôle d’origine : plier les populations indociles à l’ordre économique et moral émergent.

      C’est aux États-Unis qu’a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale aux mouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C’est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d’y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l’État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l’ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l’État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l’État pénal.

      Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu’est la généralisation du salariat d’insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la « pensée unique sécuritaire » qui sévit aujourd’hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d’une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d’un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.

      Le bouquin date de 2004…

  • Œil@tarte.nuage-libre.frOP
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    3 days ago

    Les relevés sont minutieusement analysés par les équipes de contrôle qui exigent, pour chaque rentrée d’argent, une explication et une attestation sur l’honneur de la personne ayant versé l’argent. Le but semble clair : humilier, tout en imposant une charge administrative démesurée jusqu’à ce que les allocataires renoncent à leurs droits.

    Parmi les exemples remontés : le remboursement d’une plante détruite par le chat d’une amie, des cagnottes organisées lors d’anniversaires, un remboursement suite à une sortie en week-end, ou des factures médicales pour une allocataire ayant été aidée par ses proches pour une opération. Les montants importent peu, des justificatifs étant demandés pour des virements parfois inférieurs à 10 euros.

    • Left as Center@jlai.luM
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      3 days ago

      Le but semble clair : humilier, tout en imposant une charge administrative démesurée jusqu’à ce que les allocataires renoncent à leurs droits.

      Oui. Enfin je pense que humilier est un sous-produit, l’objectif c’est surtout de dégager au max les gens du RSA. On ne peut pas financer les RSA et les cadeaux aux riches, il faut choisir!

  • truite@piefed.blahaj.zone
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    3 days ago

    Jusqu’ici la CAF exige quand même les relevés en cas de contrôle. Tant que c’est possible, donner des espèces aux personnes qui touchent des sous de la CAF. Elle fait chier avec tout, même ce qu’on te donne pour ton anniv.

  • HenriVolney@sh.itjust.works
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    3 days ago

    Les gars qui travaillent dans les services sociaux des départements vont se retrouver à traquer les comptes en banque de leurs concitoyens… la gerbe