Cet été, la France subit de plein fouet les conséquences directes du changement climatique. Cela peut-il être utile pour modifier les comportements ? La réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.
Oui, enfin, les entreprises, elles émettent afin de produire pour les consommateurs. À la fin de la chaîne, il y a la consommation qu’on fait. On peut dire que Total est responsable d’énormément d’émissions, mais les émissions sont surtout faites par les clients qui font plein.
Mais je suis d’accord qu’à un moment, il faut que l’action soit collective, il faut que ce soit un petit peu forcé. J’en suis un petit peu au même plan que toi. Moi, j’ai passé une bonne partie de mes économies à passer au pompe à chaleur et au véhicule électrique. J’ai perdu une bonne partie de mon salaire pour passer au télétravail. Divisé ma conso de viande par 10. Perso j’arrête tant que le reste de la société suit pas.
On peut dire que Total est responsable d’énormément d’émissions, mais les émissions sont surtout faites par les clients qui font plein.
Non, de la façon dont c’est comptabilisé, Total est responsable d’énormément d’émissions, parce qu’ils émettent énormément. Les émissions des clients ne sont pas prises en compte. Un exemple.
This data is used to quantify the direct production-linked operational emissions and emissions from the combustion of marketed products that can be attributed to these entities.
Un argument tout à fait recevable est de dire que la production d’hydrocarbures relâche nécessairement des hydrocarbures dans l’atmosphère, c’est vrai en pratique, mais ce n’est pas une fatalité, ou en tout cas pas dans les proportions actuelles, faisant que les majors privilégiant le rendement financier de leurs installations au profit du rendement climatique (une unité de production qui capte et stocke le CO₂ coûte plus cher à fabriquer et à opérer, les premiers temps de mise en opération relâchent énormément de CO₂ à la torchère, un système de re-pressurisation du puits par les gaz indésirables est souvent possible mais complexe, etc) est in-fine un choix politique.
This data is used to quantify the direct production-linked operational emissions and emissions from the combustion of marketed products that can be attributed to these entities.
Je vois pas d’endroit dans l’article où ils séparent les deux? Après je suis d’accord qu’on peut et qu’on doit les taxer en particulier sur la partie “production linked”. Les histoires de droits d’émissions pourraient être une solution s’ils étaient bien faits et que la tonne était plus chère.
haut-vote parce que c’est vrai, et my bad, mon lien inclue en effet le scope 3. Si on se restreint à Scope 1+2, on trouve les mêmes majors du pétrole, entourées de quelques cimenteries, aciéries, et entreprises étatiques de production d’électricité crade. Sauce.
Oui, enfin, les entreprises, elles émettent afin de produire pour les consommateurs. À la fin de la chaîne, il y a la consommation qu’on fait. On peut dire que Total est responsable d’énormément d’émissions, mais les émissions sont surtout faites par les clients qui font plein.
On ne peut pas découpler d’un point de vue global, mais ça reste un sujet classique de responsabilité individuelle vs collective qui est récurrent.
a quels niveaux est il le plus facile d’agir? Le plus efficace?
quel est le rôle de la compétition vs la législation dans les contraintes de production ?
et surtout, qui est responsable, le drogué ou le dealer? Le dealer ou le fabriquant ? (Les entreprises savent très bien qu’elles polluent, l’utilisation finale / l’existence d’un marché est leur excuse; et les consommateurs exactement pareil)
Au niveau collectif c’est le plus facile mais ça suppose d’avoir une équipe qui en a quelque chose à foutre. Le comportement de Colibri est un pis aller.
La compétition n’a rien à foutre de l’environnement tant que le législateur n’en fait pas une règle. Si en 2010 l’état avait annoncé qu’en 2015 ils n’achèteraient plus que des véhicules émettant 0 CO2, il y aurait eu une saine compétition à leur fournir de telles choses. (Et on aurait peut être une filière plus développée en France)
La moralité, à ce niveau, on s’en fout un peu. Notre système économique est basé sur la recherche du profit qui est une valeur fondamentalement immorale, on peut tout ramener à ce péché originel et tout lui mettre sur le dos. Ce qui compte, c’est comment on s’en sort. C’est comment on distribue les efforts et comment on crée les conditions d’une transition rapide.
Oui, mais c’est la ou le mix le plus efficace reste légiférer + accompagner les consommateurs. Et ça commence par légiférer en dur, donc former les votants.
Oui, enfin, les entreprises, elles émettent afin de produire pour les consommateurs. À la fin de la chaîne, il y a la consommation qu’on fait. On peut dire que Total est responsable d’énormément d’émissions, mais les émissions sont surtout faites par les clients qui font plein.
Mais je suis d’accord qu’à un moment, il faut que l’action soit collective, il faut que ce soit un petit peu forcé. J’en suis un petit peu au même plan que toi. Moi, j’ai passé une bonne partie de mes économies à passer au pompe à chaleur et au véhicule électrique. J’ai perdu une bonne partie de mon salaire pour passer au télétravail. Divisé ma conso de viande par 10. Perso j’arrête tant que le reste de la société suit pas.
Non, de la façon dont c’est comptabilisé, Total est responsable d’énormément d’émissions, parce qu’ils émettent énormément. Les émissions des clients ne sont pas prises en compte. Un exemple.
Un argument tout à fait recevable est de dire que la production d’hydrocarbures relâche nécessairement des hydrocarbures dans l’atmosphère, c’est vrai en pratique, mais ce n’est pas une fatalité, ou en tout cas pas dans les proportions actuelles, faisant que les majors privilégiant le rendement financier de leurs installations au profit du rendement climatique (une unité de production qui capte et stocke le CO₂ coûte plus cher à fabriquer et à opérer, les premiers temps de mise en opération relâchent énormément de CO₂ à la torchère, un système de re-pressurisation du puits par les gaz indésirables est souvent possible mais complexe, etc) est in-fine un choix politique.
Je vois pas d’endroit dans l’article où ils séparent les deux? Après je suis d’accord qu’on peut et qu’on doit les taxer en particulier sur la partie “production linked”. Les histoires de droits d’émissions pourraient être une solution s’ils étaient bien faits et que la tonne était plus chère.
haut-vote parce que c’est vrai, et my bad, mon lien inclue en effet le scope 3. Si on se restreint à Scope 1+2, on trouve les mêmes majors du pétrole, entourées de quelques cimenteries, aciéries, et entreprises étatiques de production d’électricité crade. Sauce.
On ne peut pas découpler d’un point de vue global, mais ça reste un sujet classique de responsabilité individuelle vs collective qui est récurrent.
Au niveau collectif c’est le plus facile mais ça suppose d’avoir une équipe qui en a quelque chose à foutre. Le comportement de Colibri est un pis aller.
La compétition n’a rien à foutre de l’environnement tant que le législateur n’en fait pas une règle. Si en 2010 l’état avait annoncé qu’en 2015 ils n’achèteraient plus que des véhicules émettant 0 CO2, il y aurait eu une saine compétition à leur fournir de telles choses. (Et on aurait peut être une filière plus développée en France)
La moralité, à ce niveau, on s’en fout un peu. Notre système économique est basé sur la recherche du profit qui est une valeur fondamentalement immorale, on peut tout ramener à ce péché originel et tout lui mettre sur le dos. Ce qui compte, c’est comment on s’en sort. C’est comment on distribue les efforts et comment on crée les conditions d’une transition rapide.